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Primaires : Ségolène Royal prend le PS par surprise (Les Echos)

Contre toute attente, Ségolène Royal a annoncé hier soir sacandidature aux primaires socialistes. La semaine dernière, elle avaitnié l'existence de tout pacte avec Martine Aubry et DominiqueStrauss-Kahn. Elle fragilise l'unité retrouvée du PS.


C'est un nouveau pavédans la mare. L'ex-candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royala annoncé hier qu'elle était candidate aux primaires du PS, dans unentretien à « La Nouvelle République » du Centre Ouest et « CentrePresse » paru aujourd'hui. A la question «êtes-vous candidate auxprimaires du Parti socialiste », elle répond : « J'ai longuementréfléchi et beaucoup consulté. Le moment est venu d'avancer dans laclarté et la simplicité : ma réponse est oui ».

La semaine dernière, elle avait déjà créé une onde de choc dans son parti en dénonçant l'entente cordiale entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahnet elle. En effet, alors que Martine Aubry, avait confirmé mercredil'existence de cet accord à trois, Ségolène Royal avait réagi demanière véhémente durant le week-end. « Je ne dénonce pas le pacte, il n'existe pas »,avait-t-elle assuré en marge d'une convention du MJS à laquelle elleparticipait à Paris. A ceux qui s'interrogeaient sur le sens de sesdéclarations de la semaine passée, elle donne quelques précisions dansl'entretien qui paraît ce matin dans la presse régionale. « Jesais d'expérience qu'il faut plus que quelques mois pour se préparer etpour rassembler. Qui ne voit que la droite est déjà en campagne,d'ailleurs elle ne s'en cache pas », explique-t-t'elle.

L'ex-candidateà l'élection présidentielle a donc pris, une nouvelle fois, tout le PSà contre-pied. Au mois de mai dernier, lorsqu'elle était au plus basdans les sondages et marginalisée au sein de son parti, Ségolène Royals'était pourtant ralliée à l'accord entre « DSK » et Martine Aubry,transformé en une sorte de triumvirat. Une habile façon de revenir dansle jeu. Elle avait indiqué qu'elle soutiendrait « un dispositif gagnant »du Parti socialiste en 2012, sous-entendant qu'elle pourrait ne pasparticiper à la primaire interne. Expliquant se rapprocher de MartineAubry et être en contact avec Dominique Strauss-Kahn, elle avaitdéclaré : « Nous devrons décider tous les trois comment nous nous engageons dans cette campagne. » Ségolène Royal a donc changé de stratégie.

A la direction du PS, c'est la stupéfaction. « Elle a compris que, si Dominique renonce, il y aura un transfert de popularité vers Martine, et sans doute pas vers elle, analyse-t-on Rue de Solferino. Ellea réalisé qu'elle était à l'arrière d'une voiture dont elle était ni lepilote ni le copilote et que ses chances étaient minces. » Autreélément d'analyse, Martine Aubry ne se détache pas dans les sondages etSégolène Royal, dans une meilleure posture qu'au mois de mai etréoccupant le devant de la scène (souvent grâce au bon vouloir deMartine Aubry), essaie désormais de jouer sa propre partition. « Elleétait obligée de se mettre dans la roue des autres pour ne pas êtredécrochée, maintenant elle essaie de les doubler à l'aspiration ! »,s'amuse un observateur socialiste. Dans l'entourage de l'ex-candidate àl'élection présidentielle, une élue avance qu'elle a voulu sortir de la« nasse » dans laquelle on a tenté de « l'enfermer » afin d'être libre de se déclarer si elle le veut.

Son porte-parole, le député-maire de Laval, Guillaume Garot, contestait hier après-midi tout changement de pied. « Ledispositif gagnant dont parlait Ségolène Royal ne signifie pasl'effacement de tel ou tel candidat vis-à-vis des autres. Il n'y a pasd'accord finalisé entre Ségolène, Martine et Dominique. Le seul pactequi existe, c'est celui pour réussir les primaires. Une chose estcertaine : il ne peut y avoir de victoire de la gauche sans elle. » Ce que Ségolène Royal a donc estimé elle aussi en se déclarant.

« Ségolène Royal est moins dangereuse dans le parti que dehors », jugeait il y a quelques semaines un proche de Martine Aubry. Pas certain qu'il n'ait pas révisé son jugement hier soir.


Lagarde et Baroin estiment que la France n'est pas l'Irlande (Le Monde)

La ministre de l'économie française, Christine Lagarde, espère que "l'incendie est éteint" en Irlande, après la finalisation d'un plan de sauvetage de 85 milliards d'euros pour ce pays. "Je l'espère", a-t-elle déclaré déclaré lundi sur la radio RTL. "Les acteurs sont les bons, le montant est suffisant", a-t-elle précisé. "C'est un plan qui est long, on n'est pas dans du court terme, dans des sparadraps de première urgence", a-t-elle insisté, en soulignant que l'Irlande mettait en place des "mesures extrêmement rigoureuses".

Mme Lagarde a également assuré qu'une comparaison entre la France et l'Irlande n'était "pas économiquement juste", après des informations spéculant sur la nécessité d'un plan de sauvetage sur le modèle irlandais. "Aller raconter que la France est menacée, c'est racoleur", a-t-elle lancé. "Mais je ne pense pas que ce soit économiquement juste", a-t-elle poursuivi en référence à la manchette du Journal du dimanche qui titrait : "Crise financière: la France menacée."

"Quand je regarde les courbes d'intérêts, les courbes de risque,quand je regarde les taux auxquels la France se refinance aujourd'hui,on est dans le peloton de tête, on a les intérêts les plus bas", a-t-elle ajouté, en estimant qu'avec l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche et la Finlande, "on est les meilleurs risques en Europe".

"NOUS SAUVERONS L'EURO"

"Nous sauverons l'euro", a assuré de son côté le ministre du budget François Baroin, interrogé lundi sur la crise des déficits publics secouant actuellement la monnaie unique européenne, sur la radio Europe 1. La situation financière de la France ne présente "aucun risque et aucune menace", a réaffirmé le ministre. "Il faut que tout le monde, les investisseurs, entendent le message de l'Europe : nous sauverons l'euro", a-t-il déclaré. Le plan européen est une "actionqui n'est pas simplement 'one shot', prise sur la base d'une criseimportante. C'est une inscription dans la durée de la déterminationabsolue de l'Europe – de la France et de l'Allemagne – à sauver la zoneeuro", a déclaré François Baroin.

Pour la France, "il n'y a aucune peur, il n'y a aucun risque et il n'y a aucune menace", a insisté le porte-parole du gouvernement. "Nous sommes l'une des meilleures signatures dans ce monde instable [et] nous avons un système bancaire parmi les plus solides." "Il faut rassurer mais il faut être déterminé dans la réduction de nos déficits. Les fondamentaux [économiques de la France] sont bons et nous menons une politique déterminée d'inflexion de notre dette publique", a ajouté le ministre.



Le CAC 40 décroche à 3700 points (Le Figaro)

La Bourse de Paris dévisse de plus de 1,63% vers 10h45 ce vendredi.La contagion de la crise de la dette au Portugal fait trembler lesmarchés. Les taux obligataires sont tendus comme jamais et l'eurotombe. Les bancaires sont malmenées.

LeCAC 40 voit rouge ce vendredi. L'indice parisien a nettement effacé sonpetit rebond de jeudi, en raison des inquiétudes concernant les dettessouveraines en Europe.

Le CAC 40, qui a ouvert en baisse de0,83% à 3728,99 points, creuse ses pertes ce matin et décroche vers10h45 de 1,63% à 3699,91 points. La crise de la dette de la zone euroreste la principale actualité. Alors que l'Union européenne devrait adopter ce week-end (peut-être dimanche) un plan de sauvegarde d'environ 85 milliards d'euros en faveur de l'Irlande, une majorité des pays de la zone euro ainsi que la Banque centrale européenne pressent le Portugal de solliciter une aide financière européenne, selon le Financial Times . Une démarche démentie par Berlin.

Laperspective de voir le Portugal demander une aide rapidement déprimeles marchés, et inquiètent vivement les investisseurs. Sur le marchédes devises, l'euro reste sous forte pression face au dollar à 1,3298 dollar l'euro (-0,35%) . Il s'affiche ainsi sous les 1,33 dollar ce vendredi.Une première depuis plus de deux mois. A noter qu'en début de mois,l'euro se traitait plus de 1,42 dollar. Du côté des taux obligataires,les niveaux sont à des records depuis la création de l'euro.

Et comme d'habitude, ce sont les valeurs bancaires qui prennent de plein fouet les effet néfastes de ces tensions : Société Générale chute de 3,44% à 37,44 euros, BNP Paribas tombe de 3,34% à 48,15 euros, Natixis descend de 3,34% également, à 3,58 euro, Axa de 3,26% à 11,74 euros. Les banques sont en effet exposées aux dettes des pays européens.

«Un chômage de 9% en 2011 est réaliste»

Quelquesheures avant la publication, ce vendredi soir (18 heures), du nombre dedemandeurs d'emploi comptabilisés au mois d'octobre, le directeurgénéral de Pôle emploi, Christian Charpy, livre dans une interview auParisien-Aujourd'hui en France son analyse du marché du travail.

Côté indices macroéconomiques publiés en France, les dépenses de consommation des ménagesen produits manufacturés sont reparties à la baisse en octobre (-0,7%),en raison principalement du recul des dépenses automobiles, après unehausse de 1,6% (chiffre revisé) en septembre, selon les chiffrespubliés vendredi par l'Insee.

Wall Street rouvre ses portes

Jeudi, le CAC 40 a clôturé en légère hausse de 0,34% à 3760,42 points,dans un marché très peu actif (2,2 milliards d'euros), du fait que WallStreet était fermée pour célébrer Thanksgiving. Les Bourses américainesrouvrent leurs portes mais pour une séance écourtée. Les Américainsfêtent aujourd'hui le vendredi des soldes dit le «Black Friday».Cette période cruciale pour les distributeurs donne généralement le tonde la consommation américaine pour les fêtes de fin d'année.

Iliad : -0,85% à 78,45 euros

Du côté des valeurs, l'Arcep a mis jeudi Free, filiale d'Iliad, en demeure de mettre un terme à ses pratiques d'exclusion concernant certains numéros de téléphone.

Fimalac : -0,61% à 33,25 euros

Fimalac a annoncé jeudi un bénéfice net en hausse de 36,4% à 30 millions d'euros pour son exercice 2009/2010 et a maintenu à 1,50 euro le dividende qui sera versé par action l'an prochain.

Alcatel-Lucent : -1,23% à 2,16 euros

Alcatel-Lucent a annoncé jeudi soir que le produit de son émission obligataire à maturité janvier 2016 s'était élevé à 487,3 millions d'euros. Le groupe avait lancé un emprunt obligataire our refinancer un emprunt arrivant à échéance en janvier 2011.

Sanofi-Aventis : -0,63% à 48,22 euros

Dans un entretien au Figaro économie , le patron de Genzyme, Henri Termeer, explique pourquoi sa société s'est jusqu'ici refusée à Sanofi-Aventis. Il n'est pas hostile par principe à un rachat par Sanofi-Aventis. Mais il attend une bien meilleure offre.

Casino : +0,22% à 69,85 euros

Casinoannonce vendredi qu'il va tirer 622,5 millions de dollars de la ventede la majorité du capital de sa filiale vénézuélienne Cativen augouvernement local. Le groupe de distribution a signé jeudi avec legouvernement socialiste du Venezuela un accord définitif de cession de67,1% de Cativen. Il conservera 19,9% du capital et continuera àapporter un «soutien opérationnel» à son ex-filiale.

Ubisoft : -2,47% à 7,28 euros

Ubisoft,plus forte baisse du SRD, est affecté par des spéculations, alimentéespar un article du Daily Telegraph, selon lesquelles le fonds HarbingerCapital pourrait vendre sa part de 9% dans le capital de l'éditeurfrançais de jeux, selon un trader.

Technicolor grimpe de 9,21% à 4,43 euros, alors que Goldman Sachs est passé à l'achat sur la valeur.


Photovoltaïque : l'effet d'aubaine est considérable dans les DOM(Les Echos)

Sous la pression des élus ultra-marins, le Sénat a accepté deprolonger jusqu'en juin 2011 la défiscalisation pour les petitesinstallations. François Baroin a dévoilé des chiffres impressionnants.


Ancienministre de l'Outremer, François Baroin a dû, mardi soir au Sénat,entonner un discours de ministre du Budget face aux élus ultra-marinsvenus défendre la défiscalisationdont bénéficient les investissements dans l'énergie photovoltaïque. Ila toutefois lâché un geste important : alors que la loi de Financesprévoyait la fin de l'aide sur les projets déposés après le29 septembre (date de présentation du texte en Conseil des ministres),celle-ci sera maintenue jusqu'au 30 juin 2011 pour les petitesinstallations (puissance inférieure à 20 kVA). Une commissiond'évaluation doit rendre à cette date ses conclusions sur l'avenir dela défiscalisation.

La situation desDOM est spécifique car, outre le tarif de rachat garanti par EDF, lesinstallations photovoltaïques y bénéficient, au même titre que lesautres investissements des entreprises, du régime avantageux dedéfiscalisation des investissements productifs. « Certains investisseurs vont recevoir plus en crédit d'impôt que ce qu'ils auront investi ! », s'est emporté le président de la commission des Finances, Jean Arthuis (Union centriste), lors des débats, en dénonçant « certains montages scandaleux ».

Conséquences fâcheuses

FrançoisBaroin a dévoilé des chiffres démontrant à quel point l'effet d'aubaineest important pour certaines entreprises, qui ont déposé dans l'urgencedes demandes d'agrément. Les projets déposés représentaient526 millions d'euros entre le 1 er janvier et le24 septembre, date à laquelle la perspective d'un arrêt de ladéfiscalisation dès le 29 septembre s'est ébruitée. Résultat : « Entrele 25 et le 29 septembre, il y a eu 692 millions d'euros de demandes et226 après le 30 septembre. Soit près de 1 milliard en une petitesemaine », a souligné le ministre du Budget. Il s'agit là essentiellement de gros projets.

Outre le coût exponentiel pour l'Etat, cette spéculation a deux conséquences fâcheuses. D'abord, le photovoltaïque « siphonne tout ce qui allait aux autres secteurs », a noté François Baroin, pour qui « l'effet d'aubaine est manifeste ».Ainsi, l'énergie renouvelable représente cette année 32 % des demandesd'agréments, contre 9,5 % en 2006, ce qui fait chuter lesinvestissements dans l'hôtellerie, les transports ou l'industrie.Deuxième problème : la limite d'acceptabilité des énergiesintermittentes par le réseau d'électricité va vite être dépassée.

« Il y a certes des abus, mais les innocents ne doivent pas payer pour les coupables », a argumenté Anne-Marie Payet (UC, La Réunion). « Pour les petites installations, nous plaidons non coupables », a renchéri Jean-Paul Virapoullé (UMP, La Réunion), intimant à l'Etat de faire la police : « Sidans les six mois le gouvernement n'a pas identifié les escrocs, c'estqu'il n'aura pas demandé les noms, les adresses et les numéros detéléphone que je tiens à votre disposition ! »


Affaire Madoff : le liquidateur accuse la banque UBS (Le Monde)

L'administrateur chargé de liquider les véhicules d'investissement de Bernard Madoffa entamé des poursuites contre la banque suisse UBS et d'autres groupesqu'il accuse d'avoir profité du montage financier pyramidal sur lequela été basée la fraude.

La plainte, déposée mercredi 24 novembre par Irving Picard auprès d'un tribunal des poursuites de Manhattan, explique qu'UBS et Access InternationalAdvisors ont étendu le système mis en place par Madoff à desinvestisseurs européens, ce qui les rend redevables d'au moins deuxmilliards de dollars pour leur responsabilité dans le camouflage de lafraude.

"MADOFF N'A PAS AGI SEUL"

Selon le document, qui comprend 101 pages, "Madoff n'a pas agi seul pour commettre la plus grande fraude financière de l'histoire". UBS a aidé à créer des "feeder funds",dont Luxalpha SICAV et Groupement Financier, qui ont retiré 796millions de dollars dans les quatre-vingt-dix jours précédant ladécouverte de la fraude. Ils ont en tout retiré 1,12 milliard dedollars dans les six années précédant le scandale, est-il affirmé.L'administrateur assure aussi qu'UBS a reçu au moins 80 millions dedollars dans ce cadre.

"Les accusés UBS et les fonds rabatteurs sont susceptibles dedevoir verser au moins 2 milliards de dollars pour le rôle qu'ils ontjoué pour masquer et faire durer la fraude Ponzi, le montant exactdevant être déterminé lors d'un procès", conclut le document.

Sont notamment nommés parmi les accusés, la veuve du financierfrançais Thierry de la Villehuchet, qui s'était suicidé il y a près dedeux ans à la suite de l'arrestation de M. Madoff, et les associés deM. de La Villehuchet dans le fonds AIA, considéré comme l'une desorganisations ayant encouragé des investisseurs à confier leur argentaux fonds Madoff.


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